Là se délasse Lilith...

Manifestation d'un corps libertaire

*** CREATION 11, 12, 13 janvier 2018 au Cellier à Reims ***

A partir de 18 ans


Chorégraphe et Interprète : Marinette Dozeville
Musique et Interprète : Uriel Barthelemi
Formateur Shibari : Cyril Grillon
Collaborations artistiques : Stéphanie Auberville , Benjamin Duval et Frédéric Xavier Liwer
Scénographie/Costume : Barbara Kraft

Production Yapluka
Coproduction - le Nouveau Relax – Scène conventionnée de Chaumont, Césaré – Centre national de création musicale. Soutiens - Studio L’envers, Bruxelles / Cie Mossoux-Bonté, Le Quai
Remerciements au Jardin Parallèle. La Compagnie Marinette Dozeville est soutenue par la Région Grand Est, le Ministère de la culture et de la communication/DRAC Grand Est, le Conseil Départemental de la Marne, la Ville de Reims, et le Laboratoire chorégraphique de Reims. La Compagnie est artiste compagnon au Manège scène nationale - reims pour la saison 2016/2017.

LE MYTHE

Personnage issu de la tradition hébraïque, Lilith serait la première femme, véritable égale d’Adam, premier homme, faite comme lui à partir de terre. C’est pour son statut d’équivalente masculine (et non pas comme Eve, faite à partir d’une côte), qu’elle est l’emblème de nombreux groupes féministes. Très vite, Lilith n’est pas « gardée au casting » par le Divin, car son comportement ne colle pas aux attentes plaquées sur ce premier « modèle féminin » et se fait remplacer par Eve, dont les caractéristiques se prêtent mieux à ce qui devait être la mère de l’humanité. Mis à l’écart, ce personnage fait l’objet d’une véritable censure et ne figure plus dans les textes Bibliques, si ce n’est dans une allusion unique dans le Livre d’Esaïe dans lequel on peut lire « Là, se délasse Lilith… », « Là » faisant référence aux espaces dits « de débauche »…

 

EMBLEME LIBERTAIRE

Personnage des plus énigmatiques car « passé sous silence », Lilith est sujette à beaucoup de fantasmagories et récupérations. Figure de « l’anti-modèle », elle s’affiche indéniablement comme un emblème libertaire non-conformiste.

Parce qu’elle a fait l’objet d’une réelle censure, Lilith est une figure éminemment politique. Mangeuse de nourrissons, séductrice à tout va,

elle symbolise non sans violence l’opposé de l’archétype féminin développé et entretenu dans nos sociétés patriarcales.

 

FEMINISME PRO-SEXE

Le Féminisme pro-sexe, né aux Etats-Unis dans les années 80 avant de se répandre via les milieux Queer, se revendique comme un mouvement féministe qui politise le corps de la femme. Plutôt que de condamner toute utilisation du corps féminin pour communiquer (comme le fait le féminisme dit « abolitionniste » en réaction à l’instrumentalisation du corps féminin dans la « culture mainstream »), le féminisme pro-sexe affirme la possibilité de militer via la représentation du corps féminin, et que toute utilisation de son corps est juste tant qu’elle répond à une démarche librement consentie.Cf Féministes américaines : Ellen Willis, Lizzie Borden, Annie Sprinkle, Lydia Lunch, … Féministes Françaises : Virginie Despentes, Emilie Jouvet, Catherine Breillat, … C’est dans cette affinité pro-sexe que notre Lilith choisit de s’inscrire, érotisant son corps pour témoigner de ses velléités libertaires.

 

« Je n’essaie pas d’échapper au Patriarcat pour entrer au couvent des Féministes. » Itziar Ziga

 

 

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