Découvrant très jeune la nécessité du mouvement et de l’effort comme expression de soi au monde, Marinette Dozeville développe d’abord un cursus en danse classique au CNR de Versailles puis au Conservatoire Marius Petipa de Paris avant d’obtenir son diplôme d’Etat à l’âge de 18 ans. Elle se forme ensuite à la danse contemporaine à l’Atelier de l’Envol où elle découvre le travail de nombreux chorégraphes, tels que Thierry Malandain, Gigi Caciuleanu, Martin Padron, Serge Ricci, Hervé Diasnas, etc… C’est auprès de ce dernier qu’elle se forme et collabore, affirmant au sein de ce travail son affinité pour la puissance du geste et de l’engagement du corps au plateau.

Poursuivant sa carrière d’interprète et de collaboratrice auprès de Christine Brunel, Valérie Lamielle, Julie Nioche, Catherine Toussaint, Angélique Friant , (…), elle développe son travail d’auteure. Curieuse de confronter son processus d’écriture à l’univers d’autres artistes, elle met en place un concept de rencontres artistiques avec le projet MU, (déclinaison de dialogues artistiques sur la question de la transformation de la peau) avec marionnettiste, vidéastes, plasticien, développeur numérique, (…) et collabore avec de nombreux compositeurs, tels que Sébastien Roux, Hubert Michel, Pierre-Yves Macé et Uriel Barthélémi.

Militante féministe et véritable obsédée de la culture populaire, ses pièces tirent le fil d’une recherche sur le Féminin, ses mythes et ses représentations (Précaire, MU-Saison 2 / Vénus anatomique, Dark Marilyn(s), Là, se délasse Lilith…) et d’une réactualisation permanente de la question relationnelle entre l’œuvre et le public à travers pièces, projets participatifs et « extensions » diverses du plateau (bals, training du spectateur, débats/conférences, collectes de témoignages, Ma vie est un clip).